Essai de la nouvelle Kia Rio 2011

La Rio se renouvelle et adopte les arguments des récentes productions de la marque : style fort, équipement riche, et sept ans de garantie Kia Rio 1.4 CRDi 90

- Diesel
- 90 ch
- De 16 590 à 19 290 €

Kia a le sourire. Sa nouvelle Rio aussi. Le premier le doit à son étonnante dynamique, sa croissance annuelle à deux chiffres et un objectif de 30 000 ventes en France en 2012. La seconde, à un design signé Peter Schreyer, l’un des piliers du nouveau succès de la marque coréenne.

Désormais donc, une Kia ne s’achète plus seulement pour ses prix doux. A 19 290 € d’ailleurs, notre Rio d’essai (diesel de 90 ch et finition haute Premium), ne fleure pas vraiment le véhicule low-cost. Mais l’équipement justifie le tarif : antidérapage ESP, climatisation automatique, bluetooth, radar de recul et clef mains-libres sont présents de série.

Coup de cœur

Cette montée en gamme se confirme lors de l’installation à bord. La position de conduite est bonne, l’ergonomie bien pensée, les plastiques et assemblages de bien meilleure qualité qu’auparavant. Plusieurs ambiances intérieures sont au choix : noir, marron, beige. Une sellerie cuir est disponible, comme un toit ouvrant ou une caméra de recul. Des propositions dignes de la catégorie supérieure.

Par rapport à sa devancière, la Rio est 6 cm plus longue, et gagne 7 cm sur l’empattement. Une augmentation qui garantit une meilleure habitabilité, mais ne transforme pas la coréenne en vaste voyageuse : à l’arrière, les passagers paient les choix esthétiques (surfaces vitrées réduites, ceinture de caisse haute, chute prononcée du pavillon qui complique l’accès à la banquette).

Quant au volume de coffre, il pointe à 224 l (les 288 l annoncés tiennent compte des rangements sous plancher), soit la moins bonne valeur du segment des polyvalentes de plus de 4 m.

Souffle au cœur

Avec ce moteur de 90 ch, la Rio est pourtant apte à prendre la route. Le 1.4 reste silencieux du ralenti jusqu’à 3 000 tr/min, ne fourmille pas dans les sièges ou le volant, et offre des performances correctes s’il est utilisé dans sa bonne plage de régime. Une dernière condition indispensable : sous 1 900 tr/min, le diesel souffre d’une paresse peu agréable, qui oblige à jouer du levier pour doubler, et à ne pas passer ses rapports trop tôt lors des évolutions urbaines. Un défaut curieusement moins marqué sur le petit diesel 1.1 de 75 ch, essayé également (lire en bas de l’article).

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